Le prisonnier devient un numéro

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Afin d'administrer un si grand nombre de prisonniers, il a fallut inventer un système qui permettait de les différencier.
Au départ chaque prisonnier avait, accroché à sa poitrine, le numéro de sa baraque. Sur la photo ci-dessous, nous voyons un prisonnier qui appartient à la baraque 20B (4ème compagnie).
Mais, cinq plaques en fer portant un numéro (composé de cinq chiffre) ont été exhumées lors des fouilles.
Selon ce que nous pouvons voir sur les photos d'époque, la plaque se portait sur le couvre-chef.

prisonnier de la 20 bplaque matriculeprisonnier russe portant la plaque matricule














Le règlement

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Pour la bonne marche du camp, un règlement est mis en place.
"On nous lit ensuite les ordres du commandant du camp et qui par la suite ont été reproduits sur des affiches apposées sur chaque baraque. Je possède cette affiche dans mon dossier et en voici la teneur.
En qualité de prisonnier de guerre, chacun de vous a à se soumettre aux ordres allemands à l’égard du traitement des prisonniers de guerre. Ces ordres sont sévères mais justes et humaines. Qui ose s’en révolter a à attendre des punitions sévères, même à être fusillé. Celui qui essaye à s’enfuir celui qui attaque une sentinelle, une garde ou un soldat allemand sera fusillé immédiatement.
Il faut que chacun rend obéissance absolu aux ordres des sentinelles ou des gardes.
Vous aurez à travailler. Chaque paresse chaque négligence pendant les heures de travail sera sévèrement puni.
Quedlinburg le 15 octobre 1914
Le Commandant du camp militaire"

Extrait des souvenirs de guerre de Marcel RIEGEL

Les interdictions

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(...)"les couteaux de n'importe quelle forme voire même les couteaux feuillards étaient toujours formellement interdits en notre possession.
Interdit également de fumer dans la baraque et lorsque l'on criait « 22 » dans la baraque, cela signifiait qu'un sous-officier allemand venait d'entrer et qu'il fallait cacher son couteau et sa cigarette.
Les Allemands tout d'abord ne comprenaient pas ce que signifiait « 22 », mais au bout de quelque temps, ils avaient bien remarqué que ce « 22 » prononcé toujours à leur entrée dans la baraque signifiait un avertissement de leur présence."

Extrait des souvenirs de guerre de Marcel RIEGEL

Règlement particulier pour les corvées et autres "arbeit kommandos"

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Lorsque les prisonniers avaient la chance de sortir du camp pour effectuer une corvée, ou pour aller travailler, ils étaient généralement accompagnés d'une ou plusieurs sentinelles.

Certains prisonniers ont eu l'autorisation de sortir seul. Ils étaient alors en possession d'un "ausweis" (voir un exemple dans la rubrique maladie) qui précisait au prisonnier qu'il lui était "expressément interdit de communiquer sans autorisation avec des personnes privées, de visiter des aubergistes et de consommer des boissons alcoolisées".